Pourquoi maintenir l’avortement

dans le code pénal?

En Belgique aussi, la société civile se mobilise pour le droit des femmes à décider.
46 ans après le «Manifeste des 343» en France,
le Collectif belge des 350* publie son propre manifeste.

Manifeste des 350

En Belgique l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) est un délit pénal, excusé sous certaines conditions. L’IVG n’est donc nullement un droit dans notre pays.

Au contraire, les articles 350 et 351 du Code pénal considèrent toujours l’avortement comme un « délit contre l’ordre des familles et la moralité publique » et l’article 383 criminalise toute information ou publicité portant sur l’avortement.

Nous exigeons que la femme enceinte puisse choisir en toute liberté de conduire ou non à terme une grossesse, sans justifier de ses raisons. Toute autre attitude s’apparente à une ingérence dans l’intimité de la femme et constitue une tentative de domination de son corps. Les femmes n’ont pas à rendre compte, à s’excuser ou à culpabiliser de recourir à l’avortement si elles ne souhaitent pas avoir d’enfant.

Nous, signataires, exigeons que la loi reconnaisse le DROIT des femmes à décider si elles veulent des enfants, combien, quand et avec qui. Chez nos voisins, en France et au Luxembourg, l’IVG est un droit et non un délit. Les femmes de notre pays ont aussi droit à l’autodétermination. Citoyennes à part entière, elles doivent pouvoir décider seules de poursuivre ou non une grossesse.

Nous demandons que le statut des femmes en Belgique soit aligné sur les standards de bien-être et de santé les plus élevés au sein de l’Union européenne en appliquant la « clause de l’Européenne la plus favorisée. Nous demandons le vote d’une loi belge supprimant les articles 350, 351 et 383 du Code pénal et garantissant un accès sans entrave à l’Interruption Volontaire de Grossesse.

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